ADEME : l’appel à candidature pour inciter les changements de comportements de mobilité !

Traffic sur la route
0 Flares Filament.io 0 Flares ×

[kkstarratings]Avec plus de 32% de la consommation finale d’énergie de la France en 2012, le secteur des
transports est le premier émetteur de gaz carbonique et une source majeure de polluants
atmosphériques comme le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d’azote (NOx), les
composés organiques volatiles (COV) ou les particules
L’Ile-de-France est impliquée dans la lutte contre les émissions polluantes liées au
transport qui représentent la principale source de pollution de l’air et près de 32% des
émissions de CO2 de la région2.

A cela s’ajoutent d’autres nuisances : pollution sonore, occupation de l’espace,
engorgement des infrastructures (axes routiers, aires de parking), stress, accidents de la
route…

Le temps de trajet domicile-travail des Franciliens est de 34 minutes en moyenne, contre
19 minutes en province pour la même distance (INSEE, 2011)3. Dans ce contexte, il est
nécessaire de repenser la mobilité en amenant les individus à favoriser des modes de
déplacement alternatifs à l’ « autosolisme ».

L’arrivée de nouvelles lignes de transport en commun et de nouvelles gares avec le Grand
Paris sera l’une des réponses apportées aux Franciliens, mais elle ne peut être la seule.
Les individus doivent également être encouragés, par les collectivités et les acteurs du
territoire, à adopter de nouvelles pratiques et donc à changer leurs habitudes de mobilité,
qui font partie intégrante de l’organisation de leur vie quotidienne. La question qui se pose
alors est de savoir comment amener les individus à adopter de nouveaux comportements
de mobilité, alternatifs à l’« autosolisme ».
Dans ce sens, le recours aux mesures incitatives permet d’accompagner le changement de
pratiques sans contraindre les individus. Les mesures contraignantes, qui modifient
directement les conditions de réalisation d’un comportement (ex : supprimer des places de
stationnement, mettre en place des péages urbains) sont souvent difficiles à mettre en
place et peuvent se heurter à l’opposition du public.

A l’inverse, les mesures incitatives
visent à motiver et mettre en capacité des automobilistes pour qu’ils changent
volontairement de pratique et adoptent des modes de transport plus durables. Elles
s’appuient sur un ensemble d’actions d’informations et de sensibilisation qui incitent
l’individu à choisir de réaliser un comportement sans faire peser de contrainte directe sur
ce comportement.

Les démarches d’incitation aux pratiques de mobilités alternatives à l’« autosolisme » se
développent progressivement. On regroupe derrière ce champ l’ensemble des dispositifs
qui attribuent des récompenses aux volontaires qui acceptent de changer leurs pratiques de mobilité.

Ces récompenses peuvent être d’ordre matériel. C’est le cas par exemple des

places de stationnement réservées aux covoitureurs sur le parking des entreprises (places
les mieux situées), ou encore des points cumulés par les abonnés aux systèmes de vélo en
libre-service qui se transforment en bons d’achat ou de réduction chez des partenaires.

Ces récompenses peuvent également être d’ordre immatériel. Il s’agit par exemple de
valorisation symbolique sur les réseaux sociaux qui attribue un statut en fonction des
pratiques de mobilité.

Les dispositifs incitatifs peuvent être développés dans le cadre de différents types de

démarches :

 Le développement des offres en partage, telles que le covoiturage ou l’autopartage.
Les TIC favorisent la mise en relation des individus, la visualisation de la demande et
des disponibilités des véhicules sur des cartes interactives et permettent des
appariements en « temps réel ». Des freins existent encore au développement de ces
modes, mais ils résident davantage dans leur acception sociale que dans leur
faisabilité technique. L’inscription systématique de ces offres dans des politiques
publiques de mobilité et dans le cadre des mobilités professionnelles semble une
condition nécessaire à un déploiement plus massif

 La meilleure organisation et répartition des flux de mobilités, ce qui suppose d’agir
sur les causes des déplacements et donc de dialoguer avec les générateurs de mobilité
ainsi qu’avec les individus. Le travail à distance ou encore le décalage des horaires de
travail, complétés par le report vers d’autres modes, permettent d’envisager le lissage
des pics de fréquentation des transports en commun et du réseau routier

 La valorisation de la marche et du vélo comme composantes essentielles du
système de mobilité car ils peuvent être à la fois inter et infra-modes, incorporés au
quotidien des individus d’un territoire (marcher vers sa voiture, dans les couloirs d’une
gare…). Leur diffusion implique le développement d’une infrastructure physique
adaptée mais aussi d’agir sur les freins cognitifs, avec une signalétique et des services
d’information appropriés. Les exemples de Legible London et plus récemment du
programme Marche à suivre à Bordeaux, rappellent qu’ils peuvent être une variable
d’ajustement pertinente face aux carences des transports en commun

 Le développement des offres de proximité et/ou qui facilite le « à distance » (commerce, travail, santé, etc.) afin d’éviter certains déplacements et de concilier plus facilement les activités du quotidien. La problématique de l’organisation du travail tient ici une place stratégique. C’est l’une des voies choisies aux Pays-Bas, où se construit depuis 2009 un réseau de Smart Work Centers, des télécentres améliorés dans les zones résidentielles, équipés des dernières technologies. Les lieux multifonctions hébergeant des services du quotidien (relais colis, espaces multifonctionnels, conciergeries…) sont donc appelés à se développer

L’objectif des expérimentations qui seront développées dans le cadre du présent appel à candidatures n’est pas de mettre en place de tels dispositifs, mais bien de venir renforcer des dispositifs de ce type, existants ou en projet.

Concrètement, il s’agit de faciliter le développement de l’usage d’une offre ou d’un service existant à l’appui d’un dispositif incitatif.

Dates clés :

– 18 février : ouverture de l’appel à candidatures

– 16 mars : remise des lettres d’intention de candidater

– 24 mars : organisation d’un forum présentant la démarche aux acteurs intéressés et mise en relation afin de créer des groupements candidats

– 18 mai 2015 : clôture de l’appel à candidatures

– été 2015 : début des expérimentations

– 31 août 2016 : fin des expérimentations

– 28 février 2017 : fin de l’évaluation des expérimentations

Si vous êtes intéressé-e par ce projet ou désirez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter Benoît Lepesant (expe.mobiliteidf@ademe.fr), Diane Bouchenot, cabinet Auxilia (01 55 28 00 56) ou Laurent Barelier, cabinet Chronos (01.42.56.02.45)

…  et à diffuser ce message à vos réseaux !